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La crise de la représentation politique en Algérie
Les législatives algériennes du 17 mai 2007 ont été marquées au fer rouge par une abstention de près de 65%, un seuil historique jamais atteint depuis l’indépendance. Le texte qui suit analyse le scrutin en l’inscrivant dans son régime d’action : celui des législatives sans la représentation. Pour rendre ce jeu politique électoralement attractif et mobilisateur, le système de gouvernement algérien mise sur le clientélisme politique et la distribution de la rente. Mais en faisant de l’Assemblée populaire nationale une chambre d’enregistrement dépouillée de toute prérogative de délibération et de contrôle parlementaires, la formule a réduit la chambre basse du parlement à un instrument de cooptation, de capture des revenus de la rente et d’accumulation de privilèges au service des députés. Poussé jusqu’au bout par le présidentialisme de Bouteflika, ce mode gouverner a provoqué un effet pervers : la dé-légitimation morale et politique de l’APN. Or en refusant d’instituer un système de partis en mesure d’agréger les groupes sociaux et de représenter les intérêts en conflit, le jeu politique des législatives sans la représentation a laissé à l’électeur le seul répertoire qui lui restait après l’usure de la loyauté et l’échec de la prise de parole : la défection. Lame de fond, celle-ci est l’expression de la crise de la représentation politique qui habite le système politique algérien depuis l’effondrement de la « légitimité révolutionnaire » en octobre 1988. Auteur: Muhammad Hachemaoui
Sommario
Abstract Introduction Les législatives sans la représentation : l’arrière-plan du scrutin du 17 mai 2007 Les législatives du 17 avril 2007 : les ratés du clientélisme du régime politique algérien
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